BABI! Oui?

Voilà un terme que l’on entend de plus en plus souvent, BABI. Pour ceux et celles qui ne savent pas de quoi je parle (tant mieux pour vous!), le terme signifie « Bébé Aux Besoins Intenses ». Il est facile de reconnaître les BABI, vous n’avez qu’à regarder l’épuisement dans les yeux des parents!

Mon premier fils en était un BABI. Dès sa naissance, il hurlait et pleurait énormément! Être dans mes bras n’était pas suffisant, je devais marcher en sautillant d’un bout à l’autre de mon appartement, et ce chaque jour, dès 17h jusqu’à 23h… Manger chaud était un luxe, tout comme dormir plus d’une heure d’affilée.

Le médecin disait qu’il faisait un peu de reflux, et donc je devais lui donner X produits. J’étais stupéfaite par la rapidité à offrir un traitement alors qu’aucune investigation n’avait été faite par le médecin. En moins de 5 minutes, j’étais sortie de la salle de consultation avec ma prescription.

C’est un peu comme de dire :

– « Les feuilles des arbres sont à l’envers, pourquoi donc? »

–  » Il va pleuvoir, sans aucun doute! »

Ça ne peut pas être parce qu’il vente fort ou parce que c’est humide dehors, mais non, c’est parce qu’il va pleuvoir, et ce, malgré le soleil mur à mur!

Comme c’est un médecin, on ne le remet pas en question et on fait ce qu’il dit. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que son produit X n’a rien changé au mal de mon enfant.

Mon fils avait la peau du visage rouge et irrité, on me disait que c’était normal, il fait ses dents. On me disait aussi que mon lait était le mieux adapté pour mon enfant, et que mon alimentation ne changeait rien à ce qu’il buvait. Que je ne devais pas le mettre au sein à la demande, que je ne devais pas l’avoir dans les bras tout le temps… On me disait de le laisser pleurer la nuit, qu’il était capricieux et que j’allais le gâter. Bref, on me disait bien des choses et moi, j’étais mélangée. Je souhaitais donc faire le meilleur pour mon enfant et être une bonne maman! Mais avoir un bébé qui pleure autant nous fait perdre tous nos moyens… On se sent impuissant et incompétent. Et le pire dans tout ça? On oublie de suivre notre instinct.

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Au fil des années, les pleurs ont diminué et ont fait place à d’autres éléments. Il ne dormait pratiquement pas, sauf le matin. Il chignait tout le temps, sauf le matin où il était heureux et jovial. Il avait des cernes mauves sous les yeux, il avait tout le temps des gaz nauséabond, sa peau était rugueuse (un peu comme celle d’un poulet déplumé)  et il n’arrivait pas à écouter les consignes. Pour lui, d’aller s’habiller était trop vague. Je devais lui dire « met ton bas droit », en restant à ses côtés pour m’assurer qu’il garde le focus sur l’objectif habillage! Je ne l’avais peut-être plus aussi souvent dans les bras, mais c’était tout aussi exigeant! TDAH? Probablement, oui!

C’est en fouinant sur internet que je suis tombée par hasard sur un groupe de maman qui parlait d’intolérance alimentaire, et des multiples syndromes possibles. C’était mon fils que l’on décrivait là! Des tonnes de témoignages de mères de BABI qui ont vu un changement drastique chez leur enfant après avoir modifié leur alimentation. Il fallait que j’essaie! Et si le coupable se trouvait là!?

J’ai demandé une helper qui m’a aidée à réorganiser mon frigo et à reconnaître les mots pouvant dire « lait de vache » sur les produits. C’était la base, on coupe TOUS les produits laitiers. Si ça ne fonctionne pas, on coupe les protéines bovines, vient ensuite le soya, et ainsi de suite. Une montagne surmontable avec de la motivation et un bon soutien!

Au troisième jour de son régime d’éviction des produits laitiers, j’ai demandé à mon fils de s’habiller. Comme à l’habitude, je répète. Mais pour la toute première fois, il me répond « Oui maman, j’ai entendu. Je veux juste ranger ce jouet avant ».

En seulement une semaine, mon fils dormait la nuit dès que je le couchais. Il était calme et écoutait 85% des consignes que je donnais. Il se concentrait mieux à la garderie, restait assis lors de l’histoire et écoutait les consignes de son éducatrice. Au grand plaisir de tous, ses gaz aussi ont disparu.

Les cernes mauves et sa peau rugueuse ont pris pratiquement 1 mois à partir, mais c’est parti!

J’avais un nouvel enfant! Un enfant en qui j’avais confiance pour sa rentrée scolaire (moi qui avais si peur d’avoir une note du professeur disant « Allez consulter, il a besoin de Ritalin! »). Enfin, il respirait le bien être!

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Quelques jours après la naissance de Béatrice, l’histoire se répétait. Difficulté à dormir, mucus dans les selles, pleurs intenses, régurgite, bras, bras et bras… Elle aussi était une BABI. Vous comprendrez que je n’ai pas hésité un instant à changer mes habitudes alimentaires afin de vérifier si mon alimentation n’influencerait pas sa digestion! Il ne fallut que quelques jours pour que ses nuits soient faciles et qu’elle ne pleure plus outre mesure. Si par mégarde je me trompe dans mon régime d’éviction, en quelques heures son attitude change drastiquement. Elle pleure, est impatiente, se réveille aux 30 minutes la nuit, la peau de son visage devient irrité et rouge… Tout pour me confirmer que le régime est là pour les bonnes raisons!

Les cas de BABI qui sont liés à une sensibilité du système digestif du bébé sont beaucoup plus fréquents que l’on pense et malheureusement très mal documenté! Cependant, les témoignages affluent en ce sens : les BABI ou tout autre désordre du comportement, peuvent avoir un lien direct avec l’alimentation du bébé! Dans mon cas, c’était 2 en 2!

Une étude a été faite sur les conséquences de la non-digestion de la caséine (Lait) et du gluten (Blé), en association avec les métaux lourds (dans l’air, produits de santé et beauté, aliments…) auxquels sont exposés nos enfants. Je vous invite à y jeter un coup d’œil afin de mieux comprendre le phénomène.

Je ne dis pas que votre enfant n’est pas un BABI pur et dur. Je ne dis pas que c’est LA solution à votre problème. Je dis simplement qu’il y a peut-être une cause à tout cela. Et si votre enfant avait lui aussi une intolérance alimentaire? Ça vaut le coup d’investiguer, non?

 

P.S. Sur le groupe Facebook dont je vous parlais plus haut, il y a une tonne de fichiers riche en information pertinente sur le sujet. Comment lire les étiquettes, les allergies croisées, des idées repas, liste d’épicerie, journal de bord pour maman et bébé, et j’en passe. Une véritable mine d’or où vous trouverez tout sur les allergies et les intolérances alimentaires et surtout, de l’aide pour vous y retrouver! De plus, ce groupe milite pour offrir des milieux de garde sécuritaire pour les enfants intolérants / allergiques. Visitez le site de l’organisme au http://universgranolo.org/

 

 

 

 

 

 

Post-Partum 101 (ou l’art de ne pas être la cause de la dépression de sa femme…)

Messieurs, ce billet est pour vous. Je souhaitais tout d’abord souligner votre courage et votre force à soutenir votre conjointe tout au long de la grossesse. Soyons honnête, une femme enceinte, c’est assez dur à vivre! Les sautes d’humeur, la fatigue, les effets secondaires, les grossesses difficiles, les demandes spéciales qui sont bien souvent exagéré (allons les filles! Le beigne au chocolat à 3h du matin, c’est ce qu’on peut appeler une demande exagérée!). Vous êtes capable de tenir le fort comme nul autre, une chance que vous êtes là pour nous!

  1. Pour beaucoup d’entre vous, le jour de l’accouchement est un moment charnière, une délivrance. « Enfin, c’est fini, tout va redevenir normal! Je vais retrouver ma femme! » Je suis désolée de vous l’annoncer, mais non. On aurait du vous en parler avant, mais personne n’ose le dire tout haut : votre femme ne sera plus jamais la même. Ok, au fil du temps tu vas finir par la retrouver, mais pour le moment, elle est une maman. Elle doit veiller jour et nuit sur un petit être vivant, et sa plus grande crainte est de ne pas être à la hauteur. Elle apprivoise son nouveau rôle, et y plonge tête première. C’est sa priorité #1. Ses hormones crées de nouvelles connexion dans son cerveau et font la transition entre la femme et la mère. C’est fort, la nature! (Pour mieux comprendre le post-partum et ses enjeux, clique ici!)

Le hic est qu’en plus de toutes ses nouvelles notions à apprivoiser, il lui reste encore tout les « il faut » habituels : le ménage, le lavage, les repas, le linge à plier, le plancher à laver, la porte-patio qui doit être lavé, le jardin, les lits à laver, la vaisselle, les animaux de compagnie, les rendez-vous médicaux et j’en passe tellement… Lorsque ces choses ne sont pas au beau fixe, elle se sent dépassé, incompétente. Le complexe de Wonder Woman bat son plein.

Nous avons donc : « hormones » + « nouvelles notions » + « il faut ». À cela je rajoute l’aspect « conjoint ».

Je sais, après la grossesse, il est bien normal d’avoir hâte de retrouver sa conjointe! Soyons franc, le retour à la normale des relations sexuelles vous enthousiasme beaucoup! Après tout, le docteur vous a dit qu’après 1 mois, les relations peuvent recommencer! Le jour « J » est pratiquement inscrit à l’agenda, non?! Et bien messieurs, ce n’est pas tout à fait comme ça que ça fonctionne, la nature… Votre femme est fatiguée d’une fatigue que même une bonne semaine dans le sud ne remettrait pas sur le droit chemin. Elle se donne corps et âme pour faire fonctionner la dynamique familiale. Ses hormones font en sorte que c’est le dernier de ses soucis, le sexe. L’allaitement joue également un rôle dans la baisse de libido! Une femme ne lubrifie pratiquement plus à cause de l’allaitement. Pour faire ça court, son corps fait tout en œuvre pour qu’elle ne tombe pas enceinte à nouveau. Dans la nature c’est bien beau, mais dans une relation de couple, c’est une épreuve Olympienne! Au fil du temps, il est bien normal de se sentir délaissé, et de se demander si votre conjointe vous aimes encore… Oui, elle t’aime, mais pour cette période de sa vie, la sexualité n’a aucune importance. D’insister ne fait qu’accroître sa culpabilité et la sensation de ne pas être à la hauteur… Certains diront que sans la sexualité, le couple ne fait que se distancier peu a peu. D’autres diront que plus on en fait, plus on à le goût. Oui, vous avez raison! Mais ça ne s’applique pas dans ce cas ci, puisque tout ceci est hors de son contrôle. Seul la patience est de mise! Ça peut durer des mois avant de revenir à la normale. Il peut y avoir des rechutes également. Profitez des moments, sans vous dire d’emblée que la machine est repartie. Sachez par contre que la sensualité est votre plus grand atout! Bien qu’il peut être difficile de vivre des rapprochement sans pour autant « aller jusqu’au bout », votre femme appréciera votre compréhension et votre respect envers elle, tout en se sentant désirée. J’en profite pour vous glisser un lien concernant le consentement sexuel. Je sais, c’est direct comme fait, mais même si c’est votre femme, sans son consentement, c’est un viol.

Je vous offres également une série de piste de petits éléments qui peuvent vous sembler banal, mais qui pourrait vous faire gagner des points bonis, et aider votre femme du même coup!

  • Vous partez travailler tôt, juste avant le boire du matin de bébé? Profitez en pour offrir à votre femme de changer la couche de bébé afin qu’elle puisse rester au lit!
  • Incitez là à se coucher plus tôt le soir et gardez le fort. Quelques heures de sommeils supplémentaire peuvent être salutaire!
  • Lors de votre émission favorite, profitez en pour plier du linge!
  • Faites le souper! La majorité des grands chefs de ce monde sont des hommes! Vous avez un talent naturel pour la nourriture, faites en profiter la famille!
  • Une brassé de terminé dans la laveuse? Mettez-là à la sécheuse! Et tant qu’à y être, partez en une autre!
  • Participez aux tâches ménagère! Une maison propre et un conjoint aidant sont d’excellents aphrodisiaques!
  • Lorsqu’il y a des jouets ou des vêtements qui traînent sur votre chemin, penchez-vous pour les ramasser. Un minimum d’effort qui est très remarqué!
  • Ne la comparez pas à votre mère
  • Soyez à l’écoute.

Ayez de la compassion, et ne jugez pas ce qu’elle vit. Ces changements ne sont pas toujours facile à assimiler. Gardez en tête que vous avez décidé de faire d’elle la mère de votre enfant. Ses changements, elle les vit en partie à cause de vous. Mettez l’amour et le respect au premier plan. Cette vision de votre couple pourrait faire la différence entre un post-partum heureux ou un post-partum désastreux. 

Et de grâce messieurs, ne soyez pas la cause de la dépression post-partum de votre conjointe, mais plutôt le remède. Que votre présence soit un soulagement et non une torture! ♡

Free the Baby est d’abord et avant tout un mode de vie, un mouvement visant l’intégration des familles au sein de la société, la sensibilisation face au post-partum et ce qu’il implique chez la mère et sa famille. C’est par le biais de son site Web et de son groupe Facebook que le mouvement encourage les familles à sortir et à vivre pleinement les joies de la parentalité. Conseils, trucs, astuces, témoignages, soutien et respect sont la base de mouvement. L’entreprise offre également une gamme de produits de qualité répondant aux besoins du parent « Free the baby » : casques protecteurs assourdissant, suck pads, colliers de dentition, porte-bébé à poche, porte-poupée, etc. Faites une différence et rejoignez le mouvement ✊

L’histoire d’une douche…

​Ça fait 3 nuits (et jours) que bébé est enrhumé, et elle ne veux que maman sans arrêt. Du genre « fusionnelle » sans oublier les nuits pratiquement inexistantes. J’adore répondre aux besoins de ma fille, je travail fort sur mes projets tout en portant Béatrice au dos toute la journée, mais avec 4 enfants et les 3h de dodo raboutés dans le corps, la patience a ses limites et surtout mon besoin de prendre une douche était à son apogée! Béatrice ayant donné le coup de grâce en régurgitant sur mon dos (maintenant je comprends celles qui ont plusieurs écharpes!), plus question de remettre la chose au lendemain. Hier soir, j’essaie donc de laisser ma poulette à son papa le temps de me décrasser. À peine est-elle dans ses bras qu’elle hurle sa vie de son peu de voix. Oublier la douche? Pas question, il y a toujours bien des limites à étirer la sauce! Je pars donc avec elle sous la douche… First je dois trouver une position pour moi et bébé qui est au stade « pas stable sur ses fesses ». C’est donc assise dos au jet, bébé sur mes jambes repliées que je me lave les cheveux du mieux que je peux avec le shampooing pour bébé histoire que si jamais une goutte de savon va dans ses yeux, ce ne soit pas catastrophique. Au moins, ils sont lavés! Vient ensuite le body. Avec bébé dans les bras, armée de ma houpette, j’essaie de laver un bord (et oui, se laver l’aisselle droite de la main droite, ça se fait!), rincer, changer bébé de bord, rincer… Au « yâbe » le rasage, il y a toujours bien des limites à mes capacités de Wonder Woman, surtout avec le niveau de fatigue auquel je fais face, même les bic « Soleil » sont une arme redoutable… Toujours est-il que finalement, on relax, collées sous la douche. Je suis toute fière et heureuse d’être propre. Si je le pouvais, je me ferais un gros high five. Avant qu’il ne soit trop tard, et que mon niveau d’énergie (et de motivation) fasse défaut (et que je finisse par dire « ah pis de la m… je dors ici! »), je sort de là et nous sèches avec la seule serviette qui reste dans la salle de bain, soit la mini serviette de fraisinette avec une capuche en plein centre. Au moins, on est sec! Et c’est à ce moment que je remarque dans la baignoire des gouttes jaune rouillé… Mais voyons, c’est quoi ça? Je m’approche pour vérifier d’où ça a pu couler, pour finalement constater que ça a coulé de mon bébé… Ce n’était pas de la rouille, mais bien du caca! Ça fait que… On recommence…!